DHS lance trois projets pilotes d’IA à 5 millions $

Le Département de la Sécurité Intérieure des États-Unis investit dans l’IA

Le Département de la Sécurité Intérieure (DHS) des États-Unis a annoncé le lancement de trois programmes pilotes d’Intelligence Artificielle (IA) en partenariat avec OpenAI, Anthropic et Meta. Ces programmes, dotés d’un budget de 5 millions de dollars chacun, visent à aider les agents du DHS dans leurs tâches quotidiennes, allant de l’investigation sur des matériaux relatifs à l’abus sexuel d’enfants à la formation des agents d’immigration, en passant par la création de plans de secours en cas de catastrophe.

Les différentes applications de l’IA au sein du DHS

Chaque programme pilote a une application spécifique. La Federal Emergency Management Agency (FEMA), par exemple, utilisera l’IA générative pour rationaliser la planification de l’atténuation des risques pour les gouvernements locaux. Cette technologie permettra de générer automatiquement des plans d’urgence basés sur les données disponibles, ce qui pourrait permettre d’accélérer la réponse en cas de catastrophe naturelle ou d’incident majeur.

De son côté, Homeland Security Investigations (HSI) utilisera des modèles de langage à grande échelle pour parcourir rapidement les données et résumer les rapports d’enquête sur l’exploitation des enfants, la traite des êtres humains et le trafic de drogues. Cela pourrait permettre aux enquêteurs de gagner un temps précieux et d’identifier plus rapidement les réseaux criminels.

Enfin, les services de citoyenneté et d’immigration américains (USCIS) utiliseront des chatbots pour former les officiers et mener des entretiens fictifs avec les demandeurs d’asile. Cette technologie pourrait permettre d’améliorer la qualité de l’entretien et de mieux préparer les agents à faire face à des situations complexes.

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Les défis de l’IA au sein du DHS

Malgré les nombreux avantages que l’IA peut apporter, le DHS a rencontré plusieurs défis dans son utilisation. Parmi ceux-ci, citons les données peu fiables et les « deepfakes » générés par l’IA, qui peuvent tromper les agents et les conduire à mener des enquêtes inutiles. En outre, le DHS est en train de constituer un « corps d’IA » d’au moins 50 personnes et recrute des talents en IA à Mountain View, en Californie, pour surmonter ces défis et développer ces technologies.

L’IA et la surveillance des frontières

Le DHS n’est pas le seul à se tourner vers l’IA. Les douanes et la protection des frontières (CBP) utilisent également des systèmes d’IA dans les tours de surveillance pour détecter et suivre les « objets d’intérêt » à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Le CBP prévoit de pleinement intégrer l’IA dans son réseau de tours de surveillance d’ici 2034 et d’utiliser cette technologie pour surveiller les zones officielles de passage des frontières.

Les nouveaux programmes pilotes d’IA du DHS se concentreront sur les grands modèles de langage et seront utilisés à l’intérieur du pays, avec des résultats attendus d’ici la fin de l’année. Ces initiatives montrent clairement que les États-Unis sont déterminés à utiliser l’IA pour améliorer la sécurité intérieure et optimiser les opérations de leurs agences gouvernementales.

Camille
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